3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 13:40

GRAND RASSEMBLEMENT DEVANT LE MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE

MERCREDI 4 MARS 2015

 

Le 8 mars est la journée des luttes des femmes. Emparons nous de ce moment pour faire valoir nos revendications ! A cette occasion, brisons le silence des inégalités entre hommes et femmes dans la fonction publique d’enseignement !
Dans l’Education nationale comme ailleurs, les inégalités sexistes sont légion : inégalités salariales, domination patriarcale à travers la hiérarchie, harcèlement, éducation à l’égalité en friche...

—> Inégalités salariales
Le mythe veut que la fonction publique soit le lieu même d’exercice de l’égalité homme-femme au travail. Qu’en est-il dans les faits ? Dans la fonction publique, les femmes sont payées 18% de moins que les hommes. Chez les enseignant-e-s, l’écart est de 13%, soit 4 000 euros de moins par an (bilan social du ministère de l’éducation, 2014)
Comment en est-on arrivé là ?
Parce que les enseignantes sont avant tout professeures des écoles (82% des effectifs) moins bien rémunérées que les professeurs du secondaire : les PE gagnent 5000 euros de moins par an que les certifiés. Chez les agentes (source MEN,2014), les inégalités se retrouvent aussi.
Parce que les femmes sont le plus souvent celles qui se sacrifient pour élever les enfants, dans une profession où le nombre d’enfants par femmes est parmi les plus élevés : elles font le « choix » plus que les hommes de demander des temps partiels.
Parce qu’en cas de congé maternité ou parental, la note administrative est gelée, pénalisant l’avancement des femmes.
Parce que les hommes profitent d’ avancements plus rapides.

—> Domination patriarcale
Toute hiérarchie est synonyme de mécanismes de domination. Au sein de l’EN comme de la société, cette domination est notamment patriarcale. En effet, les hommes sont surreprésentés dans les filières dites « prestigieuses » (seulement 35% de femmes enseignantes à l’université), dans les postes de direction (les trois quarts des recteurs et chefs d’établissements du secondaire sont des hommes)...tandis que les femmes composent l’essentiel des personnels précaires (contractuelles) et de catégorie C (agentes).
Les jurys de concours, les corps d’inspection, parce que largement masculins, contribuent à perpétuer des mécanismes de cooptation masculine.

—> Harcèlement sexiste et LGBTIphobe
Insultes, brimades, ostracisme, « plaisanteries » déplacées...les formes de harcèlement peuvent être multiples, touchent toutes les catégories de personnel, et peuvent être dictées par des logiques tant sexistes que LBGTIphobes.

—> Education à l’égalité en friche
Devant la pression des réactionnaires, le gouvernement a reculé et abandonné les ABCD de l’égalité.
Le plan d’action annoncé à la place est purement et simplement indigent dans ses pistes pédagogiques, laisse de côté les stéréotypes de genre et prône un essentialisme qui ne dit pas son nom, sous couvert « d’égalité dans la différence », à l’instar des réactionnaires.

—> Abandon de la prévention
Les heures d’éducation à la sexualité à destination des élèves ne sont pas effectuées alors même qu’elles sont prévues dans les textes officiels.
La campagne d’information dans les établissements sur la ligne Azur (ligne d’écoute anonyme pour les personnes confrontées à des discriminations liées à leur orientation sexuelle) est perpétuellement repoussée, laissant seul-e-s face à l’homophobie les jeunes Lesbiennes, Gays, Bi-e-s et Trans.

Nous ne fermerons pas les yeux sur de telles inégalités !

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Published by SUD 61