26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 06:10

Précaires en grève : occupation de la DGRH de l’Education Nationale à Paris

Dans le cadre de la journée nationale de grève des personnels précaires de l’Education Nationale ( AVS/EVS/AESH), des salariéEs soutenus par AC ! Ile de France et SUD Education sont allés rendre une visite collective à la Direction Générale des Ressources Humaines de l’Education Nationale, porte d’Ivry.

« Comme nous nous y attendions, on a commencé par nous dire que nous n’étions pas " au bon endroit". C’est tout simple, à l’Education Nationale, il n’y a pas de "bon endroit " pour faire valoir ses droits quand on est précaire. »

Un retard de salaire pour la troisième fois depuis le début du contrat ? Le collège employeur vous renvoie vers le lycée payeur qui vous informe que c’est l’Etat qui n’a pas versé l’argent.

Des conditions de travail dégradées, des emplois du temps tordus qui changent une fois par mois, un travail à effectuer sur plusieurs établissements éloignés les uns des autres ? C’est "normal", il n’y a pas assez de moyens, les budgets sont restreints, alors aux précaires de s’épuiser à combler les manques.

Une situation de handicap nécessitant un aménagement de poste ? Les médecins du travail n’ont déjà pas le temps pour les titulaires alors pour les précaires....On n’avait qu’à pas prendre ce boulot si on n’était pas "capables" nous répond la hiérarchie.

Pour l’Education Nationale, que nous soyons en CUI-CAE ou en contrat de droit public, de toute façon, nous sommes des intrus de passage. On destine la majorité des CUI-CAE à retourner au Pôle Emploi après deux ans, et la minorité qui se verra reconduite en AESH devra se voir renouveler six contrats d’un an avant de pouvoir espérer...un CDI à temps partiel avec annualisation du temps de travail. Bref qu’on reste un an ou dix, de toute façon, le salaire reste en dessous du seuil de pauvreté.

« "Bon endroit " ou pas, nous avons rapidement été reçus par le Secrétaire Général Adjoint de la Direction des Ressources Humaines de l’Education Nationale, qui a du écouter nos colères et nos revendications. »

Preuve que la lutte paye et que nos mobilisations font parler au Ministère, il était parfaitement au courant de nos précédentes mobilisations (voir : les services du Premier Ministre mais aussi à la Direction Générale du Travail.

Nous l’avons chargé d’un message pour Mme la Ministre de l’Education : puisque nous n’avons pas d’interlocuteur au quotidien, puisque nos droits sont bafoués et que nous sommes méprisés et ignorés dans nos revendications par les rectorats, nous continuerons à alerter partout sur notre sort.

L’Education Nationale ne veut pas nous écouter, faisons-nous entendre par la lutte.

Salut solidaire à tous les grévistes et mobilisés d’aujourd’hui partout en France

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Published by SUD 61