17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 12:59

La mise en place généralisée de la réforme des rythmes scolaires a détérioré les conditions de travail des personnels du 1er degré.

Dès la rentrée les IEN ont rappelé aux directeurs et enseignants qu'ils devaient tout mettre en œuvre pour ajuster la coordination du temps scolaire et des NAP.

Des directeurs ont reçu la visite de leur IEN au lendemain de la première passation car celle-ci ne s'était pas déroulée dans les conditions attendues, reprochant de façon culpabilisante aux équipes de ne pas avoir anticipé et mis en place les solutions adéquates. Ceci est une réelle atteinte au professionnalisme des enseignants qui souffrent de devoir endosser seuls des dysfonctionnements qui dépassent largement leur cadre de travail et leur champ de compétences. Ne serait-il pas plutôt aux collectivités de trouver solutions et moyens nécessaires à une coordination qui ne désorganise les équipes ni leur pédagogie ?

Évoquons la situation des brigades du département. Une partie d'entre eux a déjà dépassé le temps de travail hebdomadaire légal devant élèves sans aucune explication sur la manière dont sera traitée leur situation. On évoque à demi mot l'annualisation mais rien n'est clair, rien n'est établi et il s'agit bien là d'une inégalité réelle dans le traitement du temps de travail des enseignants.

Nous souhaitons également évoquer les professeurs nommés sur des postes composites sur 3, 4 voire 5 écoles et exerçant dans des cycles ou niveaux disparates. Ils souffrent de l'instabilité de leur situation, d'emplois du temps décousus modifiés parfois en cours d'année, du temps de préparation écrasant qu'impose la prise en charge de plusieurs niveaux dans une même semaine et de l'impossibilité d'envisager de vrais projets avec une classe. Ces professeurs sont épuisés physiquement, psychologiquement et en arrivent à douter de leur capacité à enseigner.

Quelques mots enfin sur les personnels précaires, AVS et aides à la direction, qui sont elles aussi les grandes oubliées de la réforme avec des affectations sur plusieurs écoles quelque fois éloignées de leur domicile, des déplacements sur 5 jours sans hausse de salaire ni prise en charge des frais annexes liés à leur situation administrative.

Nous voulons conclure sur la mise en place du réseau PAS de la MGEN réseau qui ne constitue en rien une vraie politique de prévention. Il ne s'agit que de mesures curatives individuelles alors que la prévention des risques doit commencer par le préventif collectif, c'est à dire identifier les formes d'organisation du travail qui génèrent de la souffrance afin de les éliminer .

Les points ou situations évoqués dans cette déclaration rappellent que de vrais efforts doivent être faits en matière de prévention collective et d'aide aux personnels . Nous attendons du CHSCT-D l'élaboration de mesures concrètes, claires, précises et ciblées afin d' améliorer nettement les conditions de travail et la santé dans l'éducation nationale.

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Published by SUD 61