10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 14:00

Les mesures de carte scolaire du premier degré de cette année sont particulièrement décevantes. En aucun cas la perte de 200 élèves, ne justifie la fermeture de 23 postes devant élèves. Certaines écoles auront, après fermeture, une moyenne de plus de 25 élèves par classe, et pour les plus petites écoles, la perte de leur troisième classe promet une rentrée difficile et une stabilité d'équipe impossible. Rappelons que la stabilité est un gage de réussite dans la lutte contre l'échec scolaire.

Cette rentrée officialise également la disparition des RASED. Malgré les annonces gouvernementales réaffirmant l'utilité des RASED, aucun poste n'est rétabli dans notre département. Avons-nous si peu d'élèves en difficulté qu'il faille négliger à ce point nos postes de RASED ?

Pour les AVS sous contrat CUI la situation ne s'améliore pas non plus. La formation reste bien loin des attentes et des obligations légales, et dans notre département, on leur demande toujours de travailler 24 heures par semaine pour un salaire de 20 heures (annualisation) qui est, rappelons-le, interdite. Certaines académies, souvent après une défaite aux prud'hommes, acceptent enfin de respecter la loi et n'exige pas de leur personnel d'effectuer 4 heures de plus par semaine, sans rémunération. On nous rappelle très régulièrement que c'est une chance pour ces AVS de pouvoir accéder à un emploi, et que de ce fait, l’Éducation Nationale les aide à sortir de la précarité dans laquelle ils ou elles étaient auparavant. Rappelons que c'est également une chance pour l'Education Nationale de trouver des gens compétents pour travailler auprès d'élèves en situation de handicap pour un salaire d'à peine plus de 600 euros par mois. Sans ces hommes et ces femmes, les élèves en situation de handicap ne pourraient pas être accueillis dans les classes, et la loi du 11 février 2005 sur l'intégration de ces élèves ne pourrait être appliquée.

Il serait temps de reconnaître les AVS comme des travailleurs, et la première étape pourrait être de les payer pour le temps travaillé.

Nous demandons que, dans notre académie, la loi soit respectée, que les AVS sous contrat CUI puissent travailler 20 heures par semaine comme le prévoit la loi, et que, si 24 Heures de travail il y a, celles-ci soient payées.

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Published by SUD 61