20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 14:02

Mesdames et Messieurs les membres du CSE, cher-e-s collègues,

Ce CSE de mi-année correspond à un contexte de mécontentement croissant et d’inquiétude de nos collègues.

Hier après midi à l’occasion de la réunion du Comité de suivi national de la réforme des rythmes scolaires, à l’appel des organisations syndicales du département de Seine Saint-Denis SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SUD Education et CGT Educ’action, avec des Maires et des élu-e-s, nos collègues du premier degré ont manifesté au ministère afin d’exiger du ministre qu’il suspende le décret sur les rythmes.
SUD éducation revendique des rythmes scolaires établis en concertation avec les personnels, qui garantis-sent l’égalité de traitement des élèves sur tous les territoires et ne sacrifient pas l’école aux intérêts des entrepreneurs de tourisme. Pour cela, il faut suspendre l’application de la réforme, abroger le décret et ouvrir des discussions sur d’autres bases. La réponse récurrente du ministère, selon laquelle grâce à la ré-forme on se préoccuperait désormais de ce que deviennent les enfants le mercredi après-midi n’est pas acceptable : le développement d’une prise en charge clairement péri-éducative n’impliquait pas une dégradation globale de l’ensemble des rythmes. A notre critique de la réforme du temps scolaire, cette réponse qui porte sur le temps périscolaire nous semble toujours aussi étonnante.

Aujourd’hui, jour du CSE, nous constatons à l’échelle de la région parisienne une première convergence inter-degrés avec l’appel intersyndical à la grève et à la manifestation, toujours contre la réforme des rythmes et pour la défense des moyens d’enseignement.
La lutte pour les moyens a déjà rassemblé plusieurs dizaines d’établissements en grève dans toute l’Île-de-France, comme dans le 92 qui connaît des grèves parfois reconductibles depuis plus de deux semaines, mais aussi dans d’autres académies, comme les Bouches-du-Rhône.
Est-ce étonnant ? Le constat que les postes créés dans le primaire et le secondaire ne couvriront pas les augmentations d’effectifs d’élèves à la rentrée prochaine est vécu de façon particulièrement douloureuse dans les académies caractérisées par de fortes densités scolaires et par une concentration importante des difficultés sociales et scolaires. De fait la majorité des personnels ne voient aucune rupture avec la législature précédente pour ce qui concerne leurs conditions de travail et les conditions d’études de leurs élèves.

L'article complet est à l'adresse suivante:

http://www.sudeducation.org/Declaration-de-la-Federation-SUD-5193.html

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Published by SUD 61