30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 13:43

Le plan annuel de prévention de la DSDEN de l'Orne mentionne explicitement la prévention des risques psycho-sociaux comme une des priorités en matière de santé des personnels.

Notre déclaration vise à pointer un facteur de risque qui nous inquiète.

En effet, de plus en plus de collègues sollicitent les organisations syndicales pour les accompagner lors d'une convocation chez l'IEN ou le DASEN. Des collègues se retrouvent retiré-es de leur classe, « suspendu-es de leurs fonctions ». Cette pratique, qui tend à se banaliser laisse de profondes blessures aux collègues qui la subissent et met l'ensemble des enseignant-es qui travaillent à leurs côtés dans une situation d'incertitude, d'angoisse, avec souvent un fort sentiment d'injustice.

Cette suspension de fonction, présentée comme une mesure conservatoire, « permet, dans l'attente d'un jugement pénal ou du prononcé d'une sanction à son encontre, d'écarter l'agent du service, s'il a commis une faute grave ou une infraction pénale de droit commun. »

L'agent n'a souvent aucune idée de la faute grave qu'il aurait pu commettre, faute qui ne lui a pas été signifiée expressément.

Cette suspension de fonction étant une mesure administrative et non disciplinaire, elle est très facile à mettre en œuvre par l'administration, et l'agent qui la subit n'a pas moyen de se défendre.

Nous trouvons que cette pratique est un facteur de risques psycho-sociaux, car elle rompt le dialogue entre l'enseignant et sa hiérarchie. Elle arrive trop souvent de façon abrupte, sans que l'enseignant s'y attende, et elle ne s'accompagne d'aucune aide aux personnes concernées.

La formation, la discussion, l'échange et le respect mutuel devraient être les garants du fonctionnement de notre institution. Si ces valeurs sont remplacées par la peur et la crainte d'une sanction, alors nous craignons le développement de la souffrance au travail pour les personnels.

Suite au groupe de travail de la CAPD de mardi dernier, nous voulons également noter un facteur de risque dû l'administration, le fait de ne pas remplacer les représentant-es du personnel. Leur non-remplacement génère du travail supplémentaire pour leurs collègues et peut engendrer de l'animosité envers les délégué-es du personnel. En attendant les nécessaires créations de postes de brigade, nous demandons que les moyens de remplacement soient utilisés prioritairement pour remplacer les délégué-es du personnel appelé-es à siéger dans les instances.

A noter que cette déclaration a recueilli comme seule réponse : "veuillez transmettre votre déclaration pour qu'elle soit jointe au PV de la réunion."

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Published by SUD 61